Les décisions de l'ARC concernant le statut de prestataire du RPC/AE pourraient déclencher un examen plus approfondi
- victortoma70
- 1 janv. 2015
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : 26 juil. 2025
De nombreuses petites entreprises font appel à des « entrepreneurs » pour les aider à mener à bien leurs activités. Déterminer si un entrepreneur doit être considéré comme un employé ou un travailleur indépendant aux fins fiscales peut nécessiter une analyse plus approfondie de la part de votre comptable. Cela pourrait nécessiter le dépôt d'une demande de divulgation volontaire auprès de l'ARC.
La question pourrait devoir être réglée en dernier ressort par l’Agence du revenu du Canada (ARC), et la détermination du statut d’employé ou de travailleur indépendant a des répercussions importantes sur l’entreprise.
Cela pourrait avoir une incidence sur les retenues obligatoires liées aux cotisations au Régime de pensions du Canada (RPC) et à l'assurance-emploi (AE) sur les salaires, et entraîner un examen plus approfondi de la part de l'ARC, notamment une vérification de la TPS ou de la TVH. D'autres décisions pourraient être requises, entraînant le paiement de charges sociales, d'intérêts, de pénalités et de frais supplémentaires.
Dans les situations où des retenues à la source supplémentaires sont requises, mais où la société est en faillite, ses administrateurs seront responsables de ces paiements.
« Un payeur peut demander une décision à l'ARC s'il n'est pas certain de devoir déduire les cotisations au RPC et à l'AE du salaire d'un travailleur. Un travailleur peut également demander une décision pour savoir si les cotisations au RPC et à l'AE doivent être déduites de son salaire », a indiqué la Division des décisions RPC/AE de l'ARC.
L'ARC a fait ce commentaire lors d'une table ronde parrainée par STEP, l'association professionnelle mondiale des praticiens spécialisés en planification successorale et en héritage familial. STEP avait demandé à l'ARC de confirmer si sa politique interne prévoit l'examen des comptes en fiducie du payeur après la prise d'une décision relative au RPC/AE.
S'il est déterminé que le travailleur est un employé et que le salaire versé est soit pensionnable et/ou assurable, l'employeur est alors tenu de déduire et de verser l'impôt sur le revenu, les cotisations au Régime de pensions du Canada (RPC) et les primes d'assurance-emploi (AE) sur ce salaire.
Cette détermination peut également donner lieu à un examen plus approfondi dans certaines circonstances.
Par exemple, si l'entrepreneur est considéré comme un employé, cela pourrait entraîner une vérification de la TVH si l'employeur a réclamé par inadvertance un montant erroné de crédits d'impôt. La situation inverse pourrait se produire si la personne embauchée est considérée comme un entrepreneur indépendant et que l'employeur a versé des cotisations au RPC et à l'AE en trop, et n'est donc pas admissible à un crédit de taxe sur les intrants, la demande de crédit de taxe sur les intrants étant prescrite.
Le commentaire de l'Agence de juin 2019 [2019-0798351C6] indiquait qu'elle n'enverrait pas automatiquement de renvoi à sa division d'examen des comptes en fiducie, mais qu'elle ne le ferait que « dans des situations spécifiques et uniquement pour garantir la conformité de l'employeur ».
L'ARC a développé ce point en citant trois exemples où une telle recommandation pourrait être envoyée, notamment :
« Si la décision a changé le statut d’emploi du travailleur de travailleur indépendant à salarié ou de salarié à travailleur indépendant ;
« Si, après avoir examiné toutes les circonstances de l’emploi d’un travailleur lié à l’employeur, l’ARC a déterminé qu’ils n’avaient aucun lien de dépendance et que l’emploi était assurable, mais que l’employeur n’a pas versé les cotisations d’AE pour le travailleur;
« Ou par exemple, si la décision a confirmé qu’il y avait une relation employeur/employé et qu’aucune retenue à la source n’a été effectuée et que le payeur n’a pas déclaré le salaire ou émis de feuillets T4 au nom du travailleur. »
Le commentaire de l'ARC indiquait également que « Lorsque la Direction générale des recouvrements et de la vérification reçoit un renvoi de la Division des décisions du RPC/AE concernant une décision rendue, le compte de l'employeur est soumis à un examen des comptes en fiducie. L'agent d'examen communiquera avec l'employeur pour fixer un rendez-vous afin d'examiner ses livres et registres de paie. »
Lorsqu'un examen est requis, le travail de l'agent examinateur est de confirmer ou de valider que l'employeur a déduit et remis les cotisations au RPC et/ou à l'AE requises pour l'employé visé par l'examen pour la période précisée dans la lettre de la Division des décisions en matière de RPC/AE envoyée à l'employeur.
Le commentaire de l'ARC précisait également que « lorsqu'une demande d'examen des comptes en fiducie est reçue de la Division des décisions du RPC/AE pour un examen de la paie, l'agent d'examen examinera également le compte de TPS/TVH dans la base de données de l'ARC afin de déterminer s'il y a des déclarations en souffrance. Si le compte de TPS/TVH est non conforme, l'agent d'examen examinera la paie de l'employeur/inscrit ainsi que les livres et registres de TPS/TVH. »
Cet examen de confiance peut donner lieu à des demandes supplémentaires de décisions, ainsi qu’à des charges sociales, des intérêts et des pénalités supplémentaires et, éventuellement, à des honoraires professionnels supplémentaires liés à de telles représentations auprès de l’ARC.


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